George J. Borjas, We Wanted Workers, Unraveling the Immigration Narrative, WWNorton & Co, 2016, 240 p.

Article publié dans Commentaire, n°159, Été 2017

 

 

George J. Borjas est un économiste américain dont l’intérêt pour le phénomène migratoire remonte aux années 1980, lorsque l’immigration – notamment illégale - n’était pas encore le sujet contentieux qu’il est devenu. D’origine cubaine, il a lui-même expérimenté l’immigration lorsque, en 1962, alors âgé de 12 ans, il quitta son île en compagnie de sa mère. Transféré en 1961, juste après le débarquement raté de la baie des cochons, d’une école catholique vers une « école révolutionnaire », il apprit tout jeune ce qu’idéologie veut dire. Cet enseignement lui inspira une aversion définitive pour les arguments idéologiques et une méfiance pour l’opinion des experts.

Cela explique sûrement sa curiosité pour les questions méthodologiques, son intérêt pour un examen minutieux - en considérant les hypothèses et leur mise en œuvre, souvent en refaisant les calculs - des publications académiques. Son champ d’investigation principal a été les Etats-Unis.

Pour lui, un résultat ne peut être évalué en fonction de la satisfaction idéologique qu’il procure mais de la manière dont il a été établi. Comment sont fabriqués les résultats auxquels aboutissent les études qui se sont multipliées sur le rôle économique de l’immigration ? C’est cet intérêt pour la méthode qui explique qu’il a consacré tant de temps aux travaux de ceux dont les résultats lui paraissaient problématiques. C’est d’autant plus méritant que, comme il l’explique, « disséquer une étude publiée pour isoler précisément les hypothèses conceptuelles et les manipulations statistiques qui peuvent expliquer telle affirmation demande beaucoup de temps et d’efforts et jouer au détective apporte peu de reconnaissance professionnelle ».

La lecture du livre de Paul Collier, Exodus[1] et les efforts de persuasion de son éditeur ont arraché George J. Borjas, pour notre plus grand bénéfice, à ses chères études méthodologiques pour la rédaction d’un livre grand public faisant le point sur les résultats des recherches sur le rôle économique de l’immigration et la manière de les obtenir. Comme Paul Collier, George J. Borjas a suspecté un grand nombre de recherches d’obéir à des « motivations idéologiques », « d’être censurées ou filtrées pour maquiller les résultats de manière à exagérer les bénéfices et à minimiser les coûts de l’immigration. » C’est à cela qu’il s’attaque dans son livre, sans autre guide que la curiosité pour le réel.

Le titre de son ouvrage ne doit rien au hasard. Les immigrants qui viennent travailler aux Etats-Unis, mais cela vaut aussi pour l’Europe, ne sont pas des robots qui, une fois le travail fini, ne jouent plus aucun rôle dans les sociétés d’accueil. Ce sont des hommes chargés de bagages, comme le sont tous les êtres humains : « We wanted workers, but we got people instead ».

Ses premières interrogations méthodologiques l’ont été à propos d’une étude de Barry Chiswick publiée en 1978 sur l’assimilation économique des immigrants, au fil du temps, à partir de l’évolution relative des salaires des hommes immigrés en fonction de l’année d’entrée mesurée lors du recensement de 1970. George J. Borjas a l’intuition que cette mesure transversale, une année donnée, ne permet pas de comparer le destin de différentes vagues migratoires, lesquelles peuvent être dotées de capacités très différentes, chaque vague migratoire étant présente avec une ancienneté variable. Un démographe dirait qu’il verbalise les vertus d’une analyse longitudinale, c’est-à-dire une analyse qui examine différentes cohortes d’années d’entrée au fil du temps. Toute analyse transversale néglige le rôle de la législation américaine de 1965 qui changea le nombre et la composition des immigrants, le poids des entrées illégales, avec des retentissements prévisibles sur leur destin économique et social. Tout chercheur déjà convaincu de l’apport forcément positif de l’immigration aura nécessairement beaucoup de mal à envisager la relativité de cet apport en fonction des caractéristiques des migrants, de leur nombre et des caractéristiques de la société dans laquelle ils arrivent. George J. Borjas entreprit donc, grâce à un financement de la Fondation Rockefeller, d’étudier la question. Il souhaitait remonter jusque dans les années 1900, ce qu’un dirigeant de la fondation lui déconseilla: « Why would you want to open that can of worms ? ». Pour George J. Borjas, c’est la première rencontre avec une attitude appelée à se répéter selon laquelle « il est bien mieux que certaines questions restent sans réponse ». L’examen longitudinal de diverses cohortes d’entrées depuis les années 1950 confirma l’intuition de George J. Borjas : au fil du temps, à durée de séjour égale, l’écart relatif des salaires des immigrants par rapport aux natifs s’est accru au fil des cohortes et sa résorption a été très fortement ralentie dans les cohortes les plus récentes, reflétant la moindre qualification des nouveaux arrivants. Ces derniers rejoignent en cela les migrants arrivés en masse au tournant du 20ème siècle. Le caractère massif de l’immigration et la répartition des migrants sur le territoire semble influencer l’amélioration des performances. Les concentrations ethniques rendent moins utile l’acquisition de nouvelles qualifications, comme celle de la langue, lorsqu’elles ne sont pas indispensables dans la vie de tous les jours. Si l’origine rend assez bien compte des rythmes d’assimilation économique différents selon les vagues migratoires, cela tient d’abord aux qualifications que les migrants possèdent à leur arrivée et à l’environnement dans lequel ils s’installent. Les premiers pas des immigrants dans le pays déterminent ceux de leurs enfants.

Cependant, ce qui distingue les immigrants arrivés avant 1920 des dernières vagues migratoires aux États-Unis, c’est la société d’accueil. Les premiers ont été encouragés par les bouleversements qui ont accompagné les deux guerres mondiales à s’assimiler. Le climat idéologique qui a alors prévalu et prévalait encore pour une grande partie du 20ème siècle et qui promouvait l’assimilation a disparu. C’est fini et « une directive récente de l’Université de Californie […] montre le chemin parcouru ». Elle recommande d’éviter ce qu’elle dénomme des micro-agressions comme, par exemple, évoquer le melting pot américain, lequel renvoie une injonction à « s’assimiler à la culture dominante ». Ce sont les études à venir qui nous diront comment ce retournement idéologique a joué sur les parcours de migrants d’aujourd’hui.

George J. Borjas remet en cause la devise, qui semble gravée dans le marbre, selon laquelle les migrants occupent des emplois dont les natifs ne veulent pas et ont, en conséquence, peu d’impact sur les opportunités d’emploi des natifs : « les immigrants occupent des emplois dont les natifs ne veulent pas au salaire où ils sont payés ». Si, à New York, l’écrasante majorité des chauffeurs de taxis sont des immigrants, ce n’est plus le cas à Philadelphia, 160 km au sud de New York où les taxis n’ont pas disparu pour autant et sont encore conduits très majoritairement par des natifs, avec une forte proportion de Noirs, ce qui n’est plus le cas à New York. On paie un peu plus cher à Philadelphia sa course en taxi. Les entreprises ont tendance à moins rémunérer le travail lorsque celui-ci est abondant.

George J. Borjas utilise la parabole de l’hélicoptère pour expliquer à ses lecteurs les effets économiques d’un choc migratoire et la distinction autour de laquelle s’empoignent la plupart des économistes sur le sujet : les immigrants sont-ils complémentaires ou substituables aux natifs ? Dans la nuit, un très gros hélicoptère dépose, un peu au hasard, très rapidement, des migrants en parachute. La ville comptait, à la nuit tombée 1 million de travailleurs ; au réveil elle en compte 100 000 de plus. Supposons que ces migrants sont tous employés dans des entreprises fabricant le même type de produits. Quels seront les ajustements immédiats ? Si les migrants ont les mêmes qualifications, leur apparition soudaine fera sans doute augmenter la production mais plus sûrement réduira les salaires des natifs. Si les migrants ont d’autres qualifications et s’emploient, par exemple, à tondre la pelouse des natifs, cela donnera du temps aux natifs qui sera mis au profit de la productivité et par conséquent des employeurs qui consentiront alors à mieux payer leurs employés. Dans la réalité, les choses sont moins tranchées et, malgré une grande disparité de résultats, beaucoup d’études économétriques concluent, qu’après le passage de l’hélicoptère, les salaires diminuent mais très peu.

Mais, ces études économétriques nécessitent une situation contrefactuelle, une sorte de placébo et les résultats tiennent beaucoup au placébo choisi. Celui-ci a longtemps été cherché dans d’autres villes n’ayant pas reçu les flux de migrants. C’est ce qu’avait fait David Card à propos de l’arrivée des Marielitos à Miami en 1980[2]. Il en avait conclu que cette arrivée massive de travailleurs peu qualifiés avait été sans effet sur les salaires. Cette étude a joué un rôle important dans la dissémination du message : « l’immigration est bonne pour tout le monde ».

George J. Borjas a remis en cause ce type d’analyse, car les travailleurs peuvent se déplacer ; le placébo géographique n’est donc pas satisfaisant. Comme il est plus difficile de changer rapidement de qualification et d’âge pour échapper à la compétition, il a déplacé son interrogation pour voir si l’évolution des salaires des employés de différents niveaux d’éducation et groupe d’âges est liée à celle de l’immigration dans ces différents segments d’actifs : « lorsqu’on choisit un placébo correct, la situation des travailleurs peu qualifiés de Miami après l’arrivée soudaine des Cubains est bien pire ». En répliquant l’étude de David Card, George J. Borjas s’aperçut aussi que les deux tiers des migrants cubains arrivés à Miami n’avaient pas terminé leurs études secondaires grossissant ainsi de 18 % le nombre de ceux qui étaient déjà dans cette situation à Miami. Si l’on regardait l’évolution des salaires de cette seule catégorie de salariés, même en utilisant le placébo de David Card, la baisse de leur salaire au cours des quelques années qui suivent était indiscutable. Si George J. Borjas a introduit là un « choc méthodologique » dans la modélisation des effets de l’immigration sur les salaires, il n’a guère eu l’écho de l’étude initiale de David Card dans la sphère des décideurs. En 2014, le conte de fée des Marielitos débarquant à Miami était toujours utilisé par l’équipe d’Obama pour justifier l’amnistie de millions de travailleurs en situation illégale[3].

La méthode et les hypothèses de modélisation déterminent les résultats.

Ainsi, l’effet sur les salaires à long terme tendant vers zéro n’est pas un résultat mais se trouve inscrit dans les modèles simulant l’économie, ce qui revient à admettre que les natifs ne tirent aucun bénéfice de l’immigration. Mais il s’agit là du salaire moyen, lequel égalise les pertes et les gains. Face à une immigration peu qualifiée, les plus touchés négativement sont ceux qui ont le bagage éducatif le plus léger comprenant un nombre important de Noirs et d’Hispaniques. Comme l’écrit George J. Borjas, «c’est à notre péril que nous ignorons les conséquences économiques, sociales et politiques qu’il y a à poursuivre des politiques qui pénalisent les Américains les plus désavantagés. »

Pour George J. Borjas, toutes les modélisations aboutissant à un faible effet sur les salaires reposent sur deux hypothèses contrintuitives et fausses : 1) les immigrants sont complémentaires aux natifs de même niveau de qualification ; 2) ceux qui ne finissent pas leurs études secondaires et ceux qui en sortent diplômés sont identiques.

Il ne fait guère de doute pour George J. Borjas que les économistes qui ont multiplié ce type d’hypothèses s’engagent à promouvoir l’immigration comme un bien en soi. Ils y croient, comme « les enseignants des écoles révolutionnaires de la Havane » qu’il a fréquentées avant de quitter Cuba, et cherchent à ce que tout le monde y croit.

Pour les non spécialistes, la presse tout particulièrement, qui ne peuvent examiner l’intérieur de la boîte noire, l’adhésion et la propagation seront d’autant plus aisées qu’ils ont envie d’y croire.

L’intérêt se fixe souvent abusivement sur les effets moyens, sans curiosité pour les effets redistributifs. Si le calcul exhaustif du bénéfice économique combiné de l’immigration sur les salaires, les prix et les profits n’a jamais pu être mis en équation sa mesure se résume souvent à une évaluation du bénéfice en termes de PIB. Que deviennent la taille et la répartition du gâteau économique le matin, après le passage de l’hélicoptère ? Le faible surplus auquel aboutit cette évaluation en 2015 aux Etats-Unis ‑ $ 50 milliards, soit 0,3 % du PIB – cache en fait une vaste redistribution de richesse. « Si l’on veut exhiber ce gain modeste dans les débats politiques, on doit aussi faire étalage des implications, moins prisées, qui résultent du même calcul : l’immigration est responsable d’une gigantesque redistribution de richesse, d’un montant d'un demi-billion de dollars, des natifs qui sont en compétition avec les immigrants vers les natifs qui emploient ces immigrants».  

On vante souvent les effets induits, les retombées bénéfiques des migrants très qualifiés dans leur environnement et sur les personnes avec lesquelles ils travaillent. Mais là aussi, hors cas exceptionnels, les lois de l’offre et de la demande jouent. George J. Borjas a étudié l’impact de l’arrivée aux États-Unis de nombreux mathématiciens russes travaillant sur certains champs très spécialisés après la chute du mur. Ce sont les mathématiciens américains spécialisés sur les mêmes champs que les mathématiciens russes qui en ont souffert, leur carrière en restant définitivement affectée.

L’évaluation de l’effet de l’immigration sur les finances publiques une année donnée vaut, là encore, ce que valent la méthode, les données et les hypothèses. Tout dépend si l’on raisonne sur les ménages ou sur les personnes : une femme immigrée ayant trois enfants à charge nés aux Etats-Unis sera comptée avec ses trois enfants dans le premier cas, mais sera comptée seule dans le second, ses enfants figurant alors au bilan des natifs. Le recours aux trois principaux programmes - medicaid, food stamps et cash benefits – aussi fréquent chez les immigrants que chez les natifs lorsqu’on prend en compte les individus, devient supérieur et croissant chez les immigrants lorsqu’on raisonne sur les ménages. Les résultats d’un calcul dans l’année diffèrent aussi selon que l’on s’appuie sur les Current Population Surveys (CPS) ou sur les Surveys of Income and Program Participation (SIPP) plus difficiles à manier mais plus appropriées. Le recours aux SIPP a tendance à creuser l’écart entre ménages de migrants et ménages de natifs. Pour George J. Borjas, cela va de soi, il vaut mieux travailler sur des données adéquates et il semble de peu d’intérêt et trompeur de raisonner sur les individus.

Une étude française conduite pour évaluer l’impact de l’immigration sur les comptes sociaux, portant sur les individus et non sur les ménages, avait, dans un premier temps, conduit à évaluer une contribution bénéfique aux finances publiques en 2005 de 12 milliards[4]. Ce chiffre avait été repris en boucle par la presse tellement contente d’annoncer la bonne nouvelle. Courrier international du 27 avril 2012 titrait sur « les très bons comptes de l’immigration » et se réjouissait de l’apport d’une « grosse douzaine de milliards ». Les politiques s’en étaient emparés aussi pour la campagne présidentielle de 2012, notamment Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole de Nicolas Sarkozy[5]. Une rectification des calculs avait conduit à un chiffre plus modeste – 3,9 millions – qui avait eu moins de succès dans la presse[6].

Le problème avec les estimations de la contribution aux finances publiques d’une année donnée provient du fait que le calcul dépend aussi des caractéristiques de l’année en question et ne prend pas en compte les évolutions dans la durée. La National Academy of Sciences (NAS) a estimé, en 1997, les effets de long terme (jusqu’à 300 ans) de l’immigration sur les finances publiques. C’est une opération compliquée faisant intervenir des hypothèses fragiles sur très longue période, notamment à propos des ressources et des dépenses de l’État, de la marche de l’économie, sans parler de la démographie. Après 300 ans, un immigrant rapporterait 80 000 dollars (122 000 en dollars 2015). Cette étude avait fait grand bruit dans la presse à sa sortie et avait retrouvé une nouvelle jeunesse lorsque, en 2007, l’administration Bush cherchait à faire voter une loi sur l’amnistie des immigrants en situation irrégulière. Comme à son habitude, George J. Borjas examina l’intérieur de la boîte noire : « the details are not pretty ». Point n’est besoin d’être expert pour juger qu’un horizon à 300 ans est absurde et que la décision de maintenir constant au niveau de 2016 le poids de la dette dans le PIB pendant 280 ans est tout sauf raisonnable. En 2015, le Congressional Budget Office (CBO) a refait l’exercice à un horizon moins lointain (75 ans), selon que le coût des services publics s’accroît ou non à proportion du coût de ces services pour un natif. Selon le cas, un immigrant apporterait un gain de 58 000 dollars ou une perte de 119 000 dollars ! Comme le CBO s’est souvent trompé dans ses projections à court ou à long terme, ces résultats sont à prendre avec des pincettes nous prévient George J. Borjas. Pour lui, l’ampleur de la fourchette en dit long sur notre ignorance et sur la faible portée informative de ce type d’exercice.

Si tous ces exercices de modélisation économique ne sont pas vains, encore faut-il faire la lumière sur les méthodes et les hypothèses. C’est rarement le cas, car la scientificité apparente impressionne et intimide. Si le peu d’effets négatifs de l’immigration auxquels concluent nombre d’économistes peut avoir quelque intérêt dans un monde où n’existerait qu’un homme moyen, cet homme moyen est une fiction. Comme toute politique, la politique migratoire n’est pas bonne pour tout le monde. « Malgré les vœux pieux et le discours dominant, l’immigration produit des gagnants et des perdants. […] Au final, le choix d’une politique migratoire est déterminé par la réponse à la question : Où vont vos sympathies [Who are you rooting for] ? Les modèles mathématiques et les manipulations statistiques peuvent ajouter un vernis scientifique aux propositions politiques, mais le choix politique est principalement déterminé par la croyance idéologique qu’un groupe doit en bénéficier au détriment d’un autre groupe. » Ne pas le reconnaître évite d’envisager une protection et une compensation pour les perdants.

Par ailleurs, les modélisations économiques ne s’intéressent pas au modèle social avec lequel les migrants arrivent dans la société d’accueil. Si, de plus, comme c’est le cas aujourd’hui, parler d’assimilation est considéré comme une micro-agression, le maintien et le développement de modèles sociaux importés et peu performants peuvent remettre en cause le bon fonctionnement et la prospérité des sociétés d’accueil, comme le craignait Paul Collier. Georges J. Borjas suggère que « nous le peuple » - il parle pour les Etats-Unis, mais cela vaut aussi pour les pays européens - nous emparions de la question pour décider si l’utopie multiculturelle promue par l’idéologie progressiste et les programmes politiques qui cultivent les divisions ethniques sont bien les options appropriées pour des pays comprenant des populations d’origine étrangère en grand nombre.



[1] Oxford University Press, 2013, 309 p.

[2] David Card, “The Impact of the Mariel Boatlift on the Miami Labor Market ”, Industrial and Labor Relations Review, 43, 1990.

[3] C’est encore l’interprétation que l’on trouve sur wikpédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Exode_de_Mariel

[4] Hillel Rapoport (dir), Migrations et protection sociale : étude sur les liens et les impacts de court et de long terme, Rapport pour la Drees-Mire, Juillet 2010, 205 p.

[5] Guillaume Launay, « FN : et si Sarkozy relisait le livre de sa porte-parole NKM ? », Libération, 26 avril 2012.

[6] Xavier Chojnicki, Lionel Ragot, On entend dire que… L’immigration coûte cher à la France, les Échos Éditions/ Éditions Eyrolles, avril 2012, 128 p.