ACADEMIC FREEDOM IN CRISIS : PUNISHMENT, POLITICAL DISCRIMINATION AND SELF CENSORSHIP

Eric Kaufmann, 1er mars 2021, 195 p.

12 mars 2021

https://cspicenter.org/reports/academicfreedom/

En France, la question des libertés académiques a fait la une récemment après les déclarations de Frédérique Vidal, ministre de la recherche, sur l’islamo-gauchisme à l’université. Cette dernière posait la question du pluralisme et envisageait de confier au CNRS une enquête, « d’ordre sociologique » a-t-elle précisé plus tard, qui ferait un bilan sur le contenu des recherches universitaires et trancherait sur ce qui relève du travail scientifique et ce qui s’apparente à du militantisme : «nous avons besoin d’un état des lieux sur ce qui se fait en recherche sur ces sujets » (JDD 25-26 janvier 2021). Cette proposition semble inconséquente puisqu’elle confie aux instances qu’elle suppose infestées par cet islamo-gauchisme le soin d’évaluer la pertinence des recherches conduites en leur sein. Par ailleurs, elle pense pouvoir trancher à partir d’une étude des productions de cette recherche, sans investiguer les mécanismes structurels qui pourraient expliquer le contenu de ces productions.

Ce n’est pas la méthode retenue par le Center for the Study of Partisanship and Ideology (CSPI), organisme à but non lucratif créé en 2020 pour aider ceux qui développent « des idées insuffisamment étudiées en psychologie politique et en sciences sociales » (https://cspicenter.org/about-us/). Notamment « les biais politiques qui affectent tout, de la manière dont les questions sont posées, à la vigilance avec laquelle les résultats sont traités et même jusqu’au recrutement de ceux qui travaillent sur le champ de recherche ». Eric Kaufman, qui en est membre, vient de publier le deuxième rapport du CSPI consacré à l’étude des affiliations politiques des enseignants et des étudiants dans les universités anglo-saxonnes, principalement américaines et britanniques, et surtout à la manière dont elles influent sur la liberté d’exprimer ses idées, de conduire et d’évaluer des recherches, de recruter et de promouvoir le personnel. Qu’en pensent les enseignants et les étudiants et dans quelle mesure soutiennent-ils l’hostilité ou les punitions sanctionnant des points de vue politiques qu’ils désapprouvent ? Eric Kaufmann mobilise pour cela diverses enquêtes, conduites par lui ou d’autres avant lui, dont toutes ne sont pas représentatives, mais dont les résultats vont dans la même direction. L’enquête la plus représentative est sans doute celle conduite à partir du panel britannique YouGov de 500 000 individus dans lequel environ 1100 anciens ou actuels enseignants du supérieur ont pu être interrogés en mars 2020 (820 ont répondu dont 484 travaillent à l’université et 336 n’y travaillent plus et sont pour l’essentiel des retraités). Ceux-ci font partie d’un ensemble de personnes répondant à toutes sortes d’enquêtes. Ils n’ont donc aucune raison d’être sélectionnés en fonction de leur intérêt pour les questions académiques. Les autres enquêtes en ligne, réalisées aux États-Unis, au Canada ou au Royaume-Uni, sur un grand nombre de répondants potentiels, mais avec un taux de réponse très faible (2 à 4 %), de même que des recherches antérieures, conduisent à des résultats similaires. Cette réplication des résultats obtenus de diverses manières devrait mettre un terme à la contestation de l’existence de discriminations politiques et de ses effets intimidants, espère Eric Kaufmann.

Des enseignants qui penchent à gauche, tout particulièrement en sciences humaines et sociales

Si l’on prend l’échantillon YouGov, le plus représentatif, il y aurait en 2020 six enseignants de gauche pour un enseignant de droite au total, mais neuf pour un dans les sciences humaines et sociales (SHS). L’enquête de Mitchell Langbert et Sean Stevens aux Etats-Unis, conduite à partir des enregistrements de votes aux élections de 2016, relève un biais similaire en faveur de la gauche[1]. Et toutes les autres enquêtes plus ou moins représentatives aboutissent à des résultats voisins. Les données YouGov indiquent que les détenteurs d’un doctorat les plus âgés, travaillant le plus souvent en dehors de l’université, sont plus souvent conservateurs que les docteurs travaillant à l’université. Il se pourrait donc que le climat idéologique n’ait pas seulement dissuadé les conservateurs d’entrer à l’université mais les ait conduits à ne pas souhaiter y rester. Les données tirées de YouGov Profiles en 2020 mettent en évidence un saut à gauche du master au doctorat. Il semble donc y avoir un effet de sélection politique au fur et à mesure que les étudiants grimpent l’échelle académique. Ce biais gauchisant est particulièrement marqué chez les doctorants en SHS, les étudiants conservateurs se tournant plus volontiers vers les STEM (science, technologie, génie civil et mathématiques). Par ailleurs, aux Etats-Unis, comme ou Royaume-Uni, les enseignants qui se classent à droite ont tendance à percevoir le département dans lequel ils travaillent plus à gauche que leurs collègues de gauche.

Effets intimidants du climat idéologique

Ce biais idéologique se traduit par un climat hostile aux idées non progressistes très bien perçu par les conservateurs britanniques. Mais cette hostilité est encore plus prégnante aux Etats-Unis où elle est ressentie aussi par une bonne partie des centristes, laissant ainsi penser que les universités américaines penchent encore plus à gauche. Pour les seules SHS, selon les enquêtes et les pays (États-Unis, Canada et Royaume-Uni), entre 60 et 80 % des enseignants et étudiants de droite déclarent un climat hostile à leurs convictions. Contrairement aux universitaires de gauche, les enseignants de droite ont du mal à s’identifier à la culture du département où ils travaillent. Ce qui les rend taiseux sur leurs opinions politiques, tout particulièrement sur la question du Brexit au Royaume-Uni ou de Trump aux Etats-Unis. Cet effet intimidant est le plus prononcé dans les SHS, là précisément où une discussion ouverte est indispensable pour le bon fonctionnement de la recherche et de l’enseignement. De fait, les universitaires de droite déclarent beaucoup plus souvent s’autocensurer dans leur enseignement et leurs publications par crainte des conséquences sur leur carrière et cette autocensure semble plus grande aux Etats-Unis qu’au Royaume-Uni. Ils ont donc tendance à baisser la tête et à laisser les opinions dominantes s’exhiber dans les conversations comme si elles étaient les seules possibles.

Eric Kaufmann cite un grand nombre de déclarations dans ce sens, par exemple :

« Il n’y a pas de place dans le cadre universitaire tel que je le connais pour exprimer, même en passant, quoi que ce soit d’autre que les points de vue libéraux les plus extrêmes… Je me contente de sourire, d’approuver d’un signe de tête et ne dis rien… Je ne dis rien sur tout cela, alors que j’entends des opinions très à gauche très très régulièrement, comme si les autres n’existaient pas, même comme simple possibilité » (prof d’anglais de droite aux Etats-Unis).

« Les quelques professeurs conservateurs m’ont conseillé de rester tranquille. Il y a même eu des tentatives de révoquer deux professeurs gays dans mon département qui refusaient publiquement de se plier à l’usage des pronoms » (prof d’anglais de droite aux Etats-Unis).

« Fréquemment (peut-être une fois par semaine et par classe) je ne dis pas des choses que je sais vraies par peur de ruiner ma carrière » (sociologue centriste, Etats-Unis).

« Ce printemps, mon département a rendu publique une déclaration en soutien à Georges Floyd qui attribuait tout racisme ou toute oppression à l’impérialisme américain des 500 dernières années… J’ai évité les réunions de mon département et n’ai pas voté quand la déclaration a été soumise au vote » (sociologue centriste, Etats-Unis).

« Je n’émets jamais une opinion qui n’est pas fortement de gauche/progressiste de peur des représailles et des poursuites » (linguiste centriste aux Etats-Unis).

« J’ai participé à un comité de recrutement et les autres membres citaient assez fréquemment le genre d’un candidat (femme) ou sa race (minorité sous-représentée) comme une raison de le recruter. Je pense que le parti-pris que cela révèle est moralement inacceptable et probablement illégal. J’évitais de le dire et plus généralement j’évitais toute discussion politique avec les collègues parce que vous ne pouvez qu’y perdre. Je ne suis pas encore titulaire et vous ne savez jamais qui vous allez fâcher » (économiste centriste, Etats-Unis).

« Il y a BEAUCOUP  de recherches qui ne sont pas publiées pour des raisons politiques et BEAUCOUP qui le sont pour des raisons politiques (sciences politiques, centriste, Canada).

« J’ai donné un cours sur les différences de genre à la fin des années 1990. C’était vraiment possible de parler ouvertement des différences hommes/femmes. Maintenant, c’est impossible de ne pas dire la chose qu’il ne faut pas » (communications, assez de gauche, Etats-Unis)

« On m’a demandé de changer un exercice sur la sécurité dans les quartiers pauvres parce que les étudiants trouvaient l’association raciste » (géographie, assez de gauche, Etats-Unis).

« Je sens que je serais jugé si mes collègues à la faculté connaissaient les opinions de mon conjoint » (sociologue, assez de gauche, Royaume-Uni). 

Des discriminations politiques bien  réelles

Les études sur les discriminations pour raisons politiques ont montré que, lorsqu’il s’agissait de recruter, d’accorder un financement ou de publier un article, les enseignants de gauche comme de droite discriminaient ceux d’une conviction politique opposée à la leur. Pour savoir ce qu’il en était, Eric Kaufmann a conduit des enquêtes visant à recueillir des réponses en posant des questions directes ou en recourant à l’expérience de la liste susceptible de dévoiler des pratiques cachées, sur chaque moitié d’échantillon sélectionnée au hasard[2]. L’expérience de la liste révèle une discrimination deux fois plus élevée aux Etats-Unis et trois fois plus au Royaume-Uni que celle que ces universitaires veulent bien avouer. Mais, au Royaume-Uni, l’intention de discriminer vis-à-vis de l’autre camp est, là encore, à peu près également partagée. La discrimination politique massive contre la droite vient plutôt de l’affiliation politique à gauche de la très grande majorité des enseignants. Aux Etats-Unis, les intentions de discrimination venant de la gauche sont beaucoup plus importantes que celles de la droite quand il s’agit de supporteurs de Trump ou de Sanders, mais sont à peu près équivalentes dès qu’il s’agit de conservateurs ou de libéraux.

S’agissant des financements et des publications, l’expérience de la liste révèle aussi des discriminations plus importantes que les questions directes, notamment s’agissant du biais anti-Trump. Là encore, même si les intentions discriminatoires ne sont pas majoritaires, la composition politique du professorat et des comités de lecture joue contre les conservateurs.

Au total, « les professeurs conservateurs qui s’autocensurent ne sont pas paranoïaques mais agissent rationnellement ». S’ils « veulent voir leurs papiers publiés, recevoir un financement ou être promus, ils ont intérêt à cacher leurs opinions politiques » (p. 156). Ce qui les conduit à se réfugier dans des domaines moins idéologiquement dangereux, à mettre l’accent sur des données empiriques ou encore à écrire des choses auxquelles ils  ne croient pas[3].

Cette discrimination politique appauvrit considérablement la recherche et l’enseignement, tout particulièrement dans les domaines sous haute surveillance tels que la race, le genre ou la sexualité (hot-button issues). Eric Kaufmann cite l’exemple des études sur l’autoritarisme qui se sont intéressées surtout à celui que l’on trouve à droite. D’abord parce que la plupart des chercheurs sur le sujet sont à gauche, mais aussi parce que les recherches sur les partis-pris de la gauche auraient plus de mal à susciter des financements et à trouver un débouché dans des revues.

Aversion sociale vis-à-vis des conservateurs et des chercheurs critiques du genre

Les enquêtes menées par Eric Kaufmann montrent aussi une réticence à s’asseoir auprès d’un collègue aux idées inopportunes pour partager un repas. C’est particulièrement marqué chez les enseignants de gauche qui sont tellement plus nombreux. Et ce sont les universitaires critiques du genre que l’on évite le plus. Cet évitement social peut produire un climat d’intimidation et d’incitation au conformisme. Cette forme d’intolérance sociale peut avoir un effet plus important que l’idéologie elle-même pour prédire une discrimination politique à l’université. C’est vrai au Royaume-Uni. Comme l’écrit Éric Kaufmann, l’université britannique se porte mieux avec des enseignants de gauche tolérants qu’avec des centristes intolérants. Mais, aux Etats-Unis, l’idéologie et l’intolérance jouent à égalité pour prédire la discrimination des enseignants de droite. La réputation des universités comme étant des fiefs de gauche et le rejet explicite qu’on peut y vivre peuvent expliquer pourquoi si peu de conservateurs tentent d’y faire carrière.

Autoritarisme mou/dur

Si l’idéologie dominante sur les campus conduit à ces formes dissuasives d’autoritarisme mou, elle peut aussi produire des formes d’autoritarisme dur qui s’illustrent par des campagnes exigeant l’annulation de conférenciers ou le licenciement de collègues, ce qu’on appelle en anglais la « Cancel Culture ». Pour tester l’importance de cet autoritarisme dur, Eric Kaufmann a cherché à mesurer le soutien de ce type de campagnes auprès des enseignants en SHS à propos d’un collègue dont le travail conduirait à conclure : 1) qu’une diversité ethnique plus grande accroit les tensions sociales et a des effets sociaux négatifs ; 2) que l’empire britannique a apporté plus de bien que de mal ; 3) que les enfants élevés par leurs deux parents biologiques réussissent mieux que ceux élevés par un seul parent ou des parents adoptifs ; 4) que la présence accrue de femmes ou de minorités ethniques dans une organisation en diminuerait les performances. S’y ajoutait une autre question sur la conduite à tenir à propos d’un collègue qui souhaiterait réduire l’immigration. Sur tous ces sujets, il était demandé aux enseignants : 1) s’ils signeraient une lettre ouverte appelant au licenciement du collègue ; 2) s’ils seraient d’accord sans signer la lettre ; 3) s’ils soutiendraient une contre-pétition sans la signer ; 4) s’ils signeraient la contre-pétition ; avec une option « Ne sait pas ».

Aux Etats-Unis, comme au Royaume-Uni, une petite minorité se joindrait à la campagne de licenciement, mais guère plus de la moitié du corps enseignant s’y opposerait, sauf dans le cas d’une recherche qui conclurait à une moindre performance en cas de présence accrue de femmes ou de minorités ou dans celui d’un collègue qui souhaiterait réduire l’immigration. Dans le 1er cas, beaucoup moins y seraient opposés (27% au Royaume-Uni d’après l’enquête sur l’échantillon YouGov). Dans le second, ils seraient beaucoup plus nombreux à s’y opposer (un peu plus de 80 % au Royaume-Uni). Des deux côtés de l’Atlantique, les doctorants sont plus prompts à se joindre à une campagne exigeant la démission d’un universitaire qui se serait écarté du bréviaire de gauche. Des études menées sur le premier cycle ont montré une intolérance plus grande des étudiants qui ont tendance à faire passer la réalisation d’une société inclusive avant la protection de la liberté d’expression. Les enseignants apparaissent ainsi plus tolérants que les doctorants qui, eux-mêmes, le sont plus que les étudiants moins avancés dans leurs études, augurant peut-être d’un durcissement du problème dans les années qui viennent s’il s’agit d’un effet de génération.

Décolonisation des programmes

Erik Ringmar, un universitaire suédois enseignant la science politique à l’université de Lund, s’est plaint d’avoir été obligé d’annuler un cours entier sur le fascisme, dans l’impossibilité qu’il était de remplir le quota de 40 % d’auteurs féminins sur la liste de lecture à donner aux étudiants. Eric Kaufmann a donc testé le soutien que rencontrerait l’imposition de quotas de 30 % de femmes et de 20 % d’auteurs de couleur sur les listes de lecture données aux étudiants en SHS. Plus ou moins la majorité des enseignants, selon les enquêtes, soutiennent ce type d’initiative, mais les doctorants sont encore plus enthousiastes, laissant augurer là encore une évolution inquiétante dans le professorat. Parmi la minorité qui s’oppose à ces quotas, une majorité préfère ne pas manifester publiquement son opposition. Par ailleurs, les femmes semblent plus sensibles à la politique diversitaire que les hommes. La féminisation des cohortes de doctorants, qui devrait conduire à une féminisation croissante du professorat, pourrait se traduire par un moindre attachement à la liberté d’expression. Ce qui devrait rendre les études de race, genre et sexualité encore plus imperméables à une diversité de points de vue et d’approches.

Eric Kaufmann a estimé que si près de la moitié des universitaires nord-américains s’opposeraient au licenciement d’un dissident, seulement un peu plus d’un quart le feraient publiquement, laissant ainsi la voix libre à l’autoritarisme de l’administration vis-à-vis de ceux qui refuseraient une directive sur les quotas dans les listes de lecture. « L’autoritarisme progressiste triomphe grâce à une sorte de péché par omission » (p. 61). Ce qui suggère que, pour résister à l’agenda des plus militants, c’est à l’échelon institutionnel, par en haut, qu’il faudrait réagir. La situation actuelle à l’université, particulièrement aux Etats-Unis, n’est pas très favorable à ce type d’initiative tant les syndicats et les institutions promeuvent cet agenda. Le principal problème réside dans le silence de ceux qui n’approuvent pas les méthodes fortes employées pour réduire au silence les dissidents sur les campus. Ceux-là forment aussi le vivier d’une mobilisation en faveur de la liberté académique.

Que faire ?

Mais Eric Kaufmann n’est pas très optimiste sur une correction en faveur de la liberté d’expression qui viendrait de l’intérieur des campus, sans intervention politique. Le Royaume-Uni a pris une initiative prometteuse en février dernier. Le ministre de l’Éducation de Boris Johnson, Gavin Williamson, a annoncé vouloir créer une sorte d’“ombudsman” de la liberté académique,  un “Academic Freedom Champion” auquel tout individu pourrait s’adresser et qui pourrait aussi infliger des amendes aux universités ou les obliger à réviser leurs politiques. Les syndicats d’étudiants bénéficieraient d’une protection au titre de la liberté d’expression, des poursuites pourraient être engagées par ceux dont la liberté aurait été bafouée et les universités auraient l’obligation de promouvoir la liberté d’expression[4]. Aux Etats-Unis, en 2017, le Goldwater Institute a fait un certain nombre de propositions visant à s’assurer que l’administration des universités punit ceux qui perturbent les cours et les conférences et respecte ses obligations en matière de liberté d’expression[5].

 

On aimerait disposer en France d’une enquête aussi fine sur les affiliations politiques des enseignants-chercheurs du supérieur et leurs implications sur la liberté académique indispensable à la qualité des enseignements et des recherches en Sciences Humaines et Sociales. Elle nous en dirait plus qu’une enquête du CNRS sur la scientificité de ses propres productions ou de celles de l'université. Mais l’initiative ne peut, pour des raisons évidentes, venir du gouvernement.



[1] Mitchell Langbert, Sean Stevens, Contributions of Faculty in Flagship Colleges, https://www.nas.org/blogs/article/partisan-registration-and-contributions-of-faculty-in-flagship-colleges.

[2] Exemple d’une liste donnée à l’échantillon britannique :

Pour l’échantillon américain, remplacer « Leave supporter » par « Trump supporter ».

 

[3] Chilton, Adam S. and Eric A. Posner. 2015. “An Empirical Study of Political Bias in Legal Scholarship.” The Journal of Legal Studies 44(2): 277-314.

[4] Ces mesures se sont inspirées de : Adekoya Remi, Eric Kaufmann and Tom Simpson. 2020. “Academic Freedom in the UK.” Policy Exchangehttps://policyexchange.org.uk/publication/academic-freedom-in-the-uk-2/.

[5] Kurtz Stanley, James Manley, and Jonathan Butcher. 2017. “Campus Free Speech: A Legislative Proposal.” Goldwater Institute. https://goldwaterinstitute.org/wp-.